Pire encore, ses mots blessaient comme des lames froides : * »Je fréquente des chefs d’entreprise maintenant. Toi, tu ne seras jamais à ma hauteur. »* Il avait tout mis à son nom. Bloqué les comptes. Confisqué la voiture. Et menaçait de la laisser sans rien si elle résistait.
Ce qu’il avait oublié ? Les nuits blanches d’Estela à coudre pour payer ses livres de droit. Les matins où elle l’avait encouragé quand il voulait tout abandonner. La maison qu’il appelait « la sienne » portait ses mains, ses choix, son énergie invisible. Mais tout ça, Gabriel l’avait effacé.Un geste simple, au bon moment
Le bus était bondé ce matin-là. Chaleur, bousculades, indifférence générale. À un arrêt, un homme âgé monta avec difficulté. Le chauffeur démarra trop vite. Le vieil homme faillit tomber.
Sans réfléchir, Estela tendit le bras et le retint. Elle lui trouva une place, attendit qu’il soit bien installé. Un geste du quotidien, naturel, presque anodin. * »Merci, ma fille… sans vous… »* murmura-t-il avec une gratitude sincère.
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